Depuis dix ans, le programme de Bourses canadiennes du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II (BRE) offre aux jeunes la possibilité d’apprendre au-delà des frontières, de tisser des liens durables et de rapporter dans leur collectivité de nouvelles connaissances et perspectives.
Le rapport annuel 2025-2026 des BRE, récemment publié, marque les dix ans des premières expériences réalisées sur le terrain par les boursières et boursiers du programme. Il témoigne d’une décennie de retombées concrètes.
Depuis son lancement, le programme a soutenu 2 876 boursières et boursiers dans le cadre de 134 projets menés par 55 établissements postsecondaires canadiens, en partenariat avec 83 pays à travers le monde. Les participants ont étudié, mené des recherches et travaillé aux côtés de plus de 650 partenaires internationaux.
Les chiffres racontent une partie de l’histoire. Parmi les boursières et boursiers ayant participé à des projets axés sur les études, 98 % ont indiqué avoir accru leurs connaissances et leurs compétences, 96 % ont amélioré leurs aptitudes en communication, 93 % ont développé une meilleure compréhension des enjeux mondiaux et 86 % ont renforcé leurs capacités de leadership. Dans l’ensemble, ces expériences permettent aux jeunes de développer la confiance, la capacité d’adaptation et la compréhension interculturelle nécessaires pour contribuer à leur collectivité comme au reste du monde.
Le rapport donne vie à ces résultats à travers les expériences vécues par les boursières et boursiers. À l’Université de Waterloo, par exemple, des étudiantes et étudiants ont travaillé aux côtés de leurs pairs et de chercheurs du Ghana afin d’étudier les répercussions des changements climatiques, de la pollution plastique et de l’insécurité hydrique.

Plutôt que de chercher à élaborer des solutions pour les communautés, ils ont été encouragés à écouter, à apprendre et à collaborer avec les partenaires locaux dans une démarche fondée sur l’empathie et la citoyenneté mondiale.



« J’ai évolué comme leader en réalisant que les changements les plus significatifs prennent naissance dans l’empathie, l’écoute et la conception de solutions centrées sur les réalités vécues des personnes concernées. » – Jordan Wilton, boursier BRE, Université de Waterloo

L’une des plus grandes forces du programme BRE se révèle toutefois après la fin de la bourse. Dans ce rapport anniversaire, certains des tout premiers participants reviennent sur leur parcours et expliquent comment ils mettent aujourd’hui à profit leur expérience dans des domaines aussi variés que la santé publique, l’action climatique, la recherche et la finance.
Pour Sarah Crawford, ancienne boursière BRE, son expérience en Ouganda a profondément influencé l’orientation de sa carrière. Elle travaille aujourd’hui dans le domaine de la recherche en santé, avec un intérêt particulier pour les populations marginalisées.
« Mon expérience BRE en Ouganda a transformé ma vision de ce que je voulais accomplir dans ce monde. Elle m’a inspirée à poursuivre une carrière en recherche en santé, plus particulièrement dans les domaines de la réduction des méfaits et du soutien aux populations les plus marginalisées de notre société. » – Sarah Crawford, ancienne boursière BRE
Les liens créés grâce au programme continuent de porter leurs fruits bien après la fin de l’expérience à l’étranger. L’an dernier, la Fondation Rideau Hall a lancé le Programme de mentorat Jeanne-Sauvé-BRE, qui met en relation des anciens boursiers et boursières avec des mentors chevronnés issus de divers secteurs.
Huit personnes ont participé à la première cohorte, prolongeant ainsi les occasions de développement professionnel, de réseautage et de collaboration amorcées grâce au programme BRE. Une deuxième cohorte est maintenant en cours, avec la participation de 11 anciens boursiers et anciennes boursières.

Alors que le programme BRE entame sa deuxième décennie, son impact ne se mesure pas seulement aux destinations que visitent les participantes et participants, mais aussi à ce qu’ils rapportent avec eux : de nouvelles connaissances, des réseaux durables, une confiance renouvelée et une compréhension plus profonde de leur place dans un monde interconnecté. Comme le souligne le rapport annuel, investir dans une éducation internationale fondée sur la collaboration et les échanges est avant tout un investissement dans les leaders qui contribueront à façonner notre avenir collectif.
