La semaine dernière s’est amorcée, à Québec, la Conférence canadienne du Gouverneur général sur le leadership 2026. Cet événement rassemble, depuis les treize provinces et territoires, 250 leaders de toutes les générations et de tous les horizons, du monde des affaires au secteur public en passant par la sphère syndicale, le milieu autochtone, l’éducation, les arts, la culture, les OSBL et le secteur communautaire.
C’est par trois jours de séances plénières, de conversations et de témoignages qu’a débuté ce que bien des ancien.ne.s participant.e.s décrivent comme une des expériences les plus marquantes de leur vie. Mais avant de sillonner le Canada, les participant.e.s vivent une chose non moins importante : des rencontres.



Un rassemblement de leaders de partout au Canada
Les séances plénières, c’est le moment où les délégué.e.s font la connaissance des personnes avec qui ils et elles passeront deux semaines à voyager, à apprendre et à débattre – des gens dont la diversité des origines et des expériences donnera lieu au brassage d’opinions et de perspectives qui fait le sel des fameuses visites d’étude de la CCGGL.

Plusieurs personnalités ont pris la parole à la cérémonie d’ouverture : Son Excellence la très honorable Mary Simon, le grand chef Pierre Picard de la Nation wendat, la lieutenante-gouverneure du Québec Manon Jeannotte, notre PDG Teresa Marques, ainsi que la présidente de la CCGGL Monique Leroux, qui a souhaité la bienvenue aux délégué.e.s dans une conférence axée sur la curiosité, le dialogue et un sentiment partagé de responsabilité pour l’avenir du Canada.



Mettre la table pour favoriser la prospérité durable du Canada
Le thème de cette année, « Favoriser la prospérité durable du Canada », attire l’attention sur le leadership dans un monde en mutation. Les conférences plénières ont ainsi porté sur la résilience, l’identité, l’autonomie, la sécurité et la place du Canada sur la scène internationale.



Les délégué.e.s ont pu entendre une gamme extraordinaire de voix canadiennes, dont des leaders et des intellectuels autochtones tels que Niigaan Sinclair, Natan Obed et Tabatha Bull, de même que des figures éminentes de la culture, du monde des affaires, du secteur syndical et du développement communautaire, dont Cameron Bailey, Zita Cobb et Claudine Bouchard. Ils et elles ont également eu droit à un aperçu des perspectives diplomatiques et mondiales de la part de l’honorable Bob Rae, du vice-amiral Angus Topshee, commandant de la Marine royale canadienne, ainsi que de Janice Charette, négociatrice commerciale en chef du Canada aux États-Unis.



Les séances ont porté aussi bien sur la réconciliation et le leadership économique autochtone que sur l’énergie, le commerce, la culture et le rôle du Canada dans un monde de plus en plus imprévisible.
Tout au long de la plénière d’ouverture, une idée phare a fait surface : le leader n’est pas celui qui se met en avant. C’est celui qui crée de l’espace pour les autres, qui sait écouter, qui se méfie des idées reçues et qui aide les communautés à avancer de conserve.
Les anciens et anciennes témoignent d’une expérience mémorable
Lors de la discussion du vendredi soir ayant pour thème « Mettre la table », des personnes ayant participé aux éditions précédentes ont raconté à quel point la CCGGL a fait évoluer leurs opinions et leur idée du Canada tout en renforçant leur sentiment de responsabilité. Elles ont parlé de la valeur de l’inconfort, de l’importance d’écouter autrui et des relations fidèles que leur a léguées cette expérience.
Ces témoignages insistent sur le fait que la Conférence ne concerne pas uniquement le leadership, mais qu’elle ouvre des perspectives. Bien des participant.e.s arrivent convaincu.e.s de connaître le Canada, leur secteur d’activité ou même leur propre mode de leadership; or, la CCGGL les pousse à remettre en question ces certitudes et à vivre des expériences qui n’auraient jamais été à leur portée autrement.
Apprendre des gens qui nous accompagnent



Si inspirantes et éclairantes que fussent ces plénières, les délégué.e.s savent que tout ne fait que commencer. Car ensuite, ils et elles partiront, en groupes d’étude, sur les routes du Canada, pour explorer ce que le pays a de plus prometteur et de plus ardu à offrir. Mais comme l’ont fait valoir des générations de délégué.e.s, la richesse de l’expérience ne tient pas qu’aux lieux visités : elle découle aussi des discussions tenues dans l’autobus, autour d’une table ou lors de ces fins de soirée qui s’éternisent. C’est ainsi qu’au cours des deux prochaines semaines, des étrangers deviendront des coéquipiers, des critiques, des mentors et des amis. Les points de vue évolueront. Les lieux communs seront mis à l’épreuve. Et les délégué.e.s retourneront dans leur patelin avec une vision élargie non seulement du Canada, mais aussi du rôle qu’ils et elles peuvent y jouer pour façonner son avenir.